Dossier IA95000478 | Réalisé par
Förstel Judith (Contributeur)
Förstel Judith

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
maison du peintre Seignac, 12ter rue Colette Rousset
Auteur
Vialles Jean-Bernard
Vialles Jean-Bernard

Photographe au service de l'Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Copyright
  • (c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ecouen
  • Commune Écouen
  • Adresse 12ter rue Colette Rousset
  • Cadastre 2014 AH 160
  • Dénominations
    maison

Cette maison a été la demeure de deux peintres : Paul François Seignac, membre de l'école d'Ecouen, puis William Bouguereau, artiste académique très réputé en son temps. L'architecture reflète cette activité avec la présence, à l'étage, d'un atelier éclairé par une verrière surmontée de la devise latine "Labor" ("Travail").

Cette maison appartenait en 1830 à la veuve Massé, également propriétaire des parcelles voisines. En 1841, la maison fut achetée au prix de 4000 francs par Joseph Antoine Robert, ancien officier d’infanterie, officier de la Légion d’honneur, et Mme Catherine Jaspire, son épouse, à Michel Loffrion, lieutenant colonel en retraite, chevalier de St Louis et de la Légion d’honneur, demeurant à Ecouen. A leur mort (survenue en 1860 et 1861), la propriété passa à leurs deux filles, Mme Marie Alphonsine Robert, mariée à Paul Aimé Allez, négociant parisien, et Mlle Marie Henriette Robert, restée célibataire. En 1865, la maison fut achetée pour 7000 francs par par le peintre François Paul Noël Lami Mondésir Seignac et Mme Anne Auguste Salemke, son épouse. Paul Seignac (1826-1904) est l'un des "peintres d'Ecouen", rassemblement d'artistes installés à Ecouen dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 1878, Seignac agrandit son jardin en achetant la parcelle voisine. En 1893, il vendit sa propriété à un autre peintre : Adolphe William Bouguereau. C’est vraisemblablement ce dernier, un artiste aujourd’hui taxé de « pompier » mais fort réputé en son temps, qui a aménagé à l'étage, à l’emplacement d’une salle de billard, l'atelier avec sa verrière, timbrée de la devise latine "Labor" (Travail), qui fait la particularité de cette maison.

La maison est implantée en retrait de la rue, et sa façade principale est perpendiculaire à celle-ci. La propriété est entourée d'un mur plein, percé d'un portail encadré par deux pilastres en briques. La façade principale se distingue par une grande verrière, qui éclairait un atelier de peintre, surmontée de la devise "Labor" (Travail). Le mur pignon, parallèle à la rue, a été remanié dans les années 1950-1960 (enduit ciment, garde-corps).

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    étage de comble, 1 étage carré
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Typologies
    maison de peintre
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Val d'Oise, 2E4 239 : vente de la maison, 10 et 18 avril 1841. Michel Soffréon, lieutenant colonel en retraite, chevalier de Saint Louis et de la Légion d’Honneur, demeurant à Ecouen, vend à Joseph Antoine Robert, ancien officier d’infanterie et dame Catherine Jespère, son épouse, demeurant à Paris, 25 rue de la Jussienne, une maison bourgeoise à Ecouen, ruelle du Gué, « consistant en un principal corps de logis servant d’habitation, est distribuée au RDC en un palier qui précède les pièces ci après et dans lequel est la porte de la cave, une cuisine et trois chambres, dont deux à cheminées ; au premier étage, une chambre avec placards, trois autres chambres et cabinets au-dessus du 1er étage, très vaste grenier et deux chambres lambrissées, dont une avec cheminée, cave sous la cuisine, cour et puits, basse cour, lieux d’aisance, hangar, petit jardin au-dessus de la cour avec un mur d’appui."

  • AD Val d'Oise, 2O58/14 (voierie communale, 1824-1905). Elargissement de la ruelle du Gué (aux dépends de la propriété Seignac), 1889.

  • AD Val d'Oise, 2 E 4 / 446 : Vente pour 25 000 francs par François Paul Noël Mondésir Seignac, artiste peintre, et Mme Aimée Auguste Salemke, son épouse, demeurant ensemble à Écouen, à Adolphe William Bouguereau, artiste peintre, membre de l’Institut, commandant de la Légion d’honneur, demeurant à Paris, 75 rue Notre-Dame des Champs, d’une propriété à Ecouen, 8 rue de l’Abreuvoir. 18 novembre 1893.

Bibliographie

  • BADUEL Daniel, BERTRAND Aude et DAUCHEL Christian. L'Ecole d'Ecouen, une colonie de peintres au XIXe siècle. Ecouen : Office de tourisme, 2012.

    p. 93
  • AUSSEUR-DOLLEANS, Chantal, CREPIN-LEBLOND, Thierry et FÖRSTEL, Judith (avec la collaboration de : Christian Dauchel, Fanny Gosselin, Rémy Guadagnin). Ecouen. Un balcon sur la plaine de France. Collection Patrimoines d’Île-de-France. Lyon : éditions Lieux Dits, 2018. Photographies : Jean-Bernard Vialles, avec la collaboration de Laurent Kruszyk ; plan : Diane Bétored.

    p. 72-73.
Date d'enquête 2017 ; Dernière mise à jour en 2017
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Förstel Judith
Förstel Judith

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.