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Eglise Saint-Acceul

cloches

Dossier IM95000570 réalisé en 2016

Fiche

Le clocher d'Ecouen abrite trois cloches, dont l'une est très ancienne : la cloche "Anne" a en effet été fondue en 1554, elle porte le prénom de son donateur, Anne de Montmorency, seigneur d'Ecouen. Les deux autres, "Louise-Gabrielle" et "Alexandrine", datent du XIXe siècle et sortent de la même fonderie amiénoise. Dans le clocher se trouve aussi un mécanisme d'horlogerie datant, selon Mathieu Lours, de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle. L'église a cessé de sonner les heures depuis que le carillon de la mairie a pris le relais, vers 1910. Mathieu Lours a pu reconstituer les usages campanaires du XIXe siècle, d'après les témoignages anciens : "Louise-Gabrielle" servait pour l'élévation, "Alexandrine" pour l'Angélus, etc. On sonnait "Alexandrine" à la corde depuis la chapelle Saint-Acheul, et les deux autres cloches depuis le beffroi, avec un système de pédalier actionné par quatre hommes. Les cloches ont été électrifiées dans les années 1950.

Dénominationscloche
Aire d'étude et cantonEcouen
AdresseCommune : Écouen
Adresse : Place de l'Eglise

La cloche la plus ancienne est "Anne", offerte par Anne de Montmorency et Madeleine de Savoie en 1554. Elle est demeurée en place à la Révolution, tandis que les deux autres cloches du beffroi, qui avait été refondues en 1754 et dont le prince et la princesse de Condé étaient parrain et marraine, furent alors envoyées à la fonte. Elles ne furent remplacées qu'en 1878, la paroisse achetant alors à l'entreprise Daperon-Lecull, d'Amiens, deux nouvelles cloches pour le prix de 2436 francs (pour la plus grosse, "Louise-Gabrielle") et 1788 francs (pour la petite, "Alexandrine"). "Louise Gabrielle" avait pour parrain Louis Reine, ancien maire d'Ecouen, et pour marraine Mme Frère, née Gabrielle Bosquet, épouse du peintre Pierre Edouard Frère (voir dossier IA95000476).

Période(s)Principale : 3e quart 16e siècle , porte la date
Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date
Dates1554, porte la date
1878, porte la date
Stade de créationcopie partielle
Auteur(s)Personnalité : Montmorency, de Anne donateur attribution par travaux historiques
Auteur : Daperon-Lecull
Daperon-Lecull

Fonderie de cloches d'Amiens, au XIXe siècle.


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fondeur de cloches attribution par travaux historiques

La cloche "Anne" présente une base très évasée, caractéristique des cloches du XVIe siècle. Elle porte au cerveau une inscription latine et française (retranscrite plus bas) rappelant sa date et le nom du commanditaire, Anne de Montmorency. Sous cette inscription figurent les armes du connétable et de sa femme. La cloche est en outre ornée de frises décoratives dont l'une présente un motif de fleurs de lys encadrées par deux dauphins adossés, et de motifs religieux : le Christ en croix encadré par la Vierge et par saint Jean, une croix à traverse fleurdelysée et deux anges adorateurs, et la Vierge de majesté, assise sur un trône sous un dais gothique flamboyant.

Catégoriesfonderie de cloches
Matériauxbronze, fondu
Mesuresd : 127.0 cm
h : 109.0 cm
Précision dimensions

Dimensions de la cloche "Anne", dont le poids est d'environ 1111 kg. La cloche "Louise-Gabrielle" pèse 927 kg, "Alexandrine", 688 kg.

Iconographiesfleur de lys
dauphin
Crucifixion
Inscriptions & marquesinscription concernant le commanditaire, sur l'oeuvre
armoiries, sur l'oeuvre
devise, sur l'oeuvre
Précision inscriptions

Inscription en lettres gothiques sur la cloche "Anne", d'après la retranscription de Guilhermy : "Fidus et verax in iusticia iudicat et pugnat anne sire de Montmorency pair et conestable de France mil d l iiii et fuz nommee anne." La citation en latin, que l'on peut traduire par : "Fidèle et assuré dans la justice, il juge et combat", a été adoptée comme devise par Anne de Montmorency et se retrouve aussi peinte sur la voûte de la chapelle du château.

Armoiries sur la cloche "Anne", bûchées à la Révolution et donc peu lisibles : armes des Montmorency entourées par deux dextrochères, et surmontant la devise "Aplanos" ; armes de Madeleine de Savoie, entourées par deux branches de laurier.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreÀ signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Val d'Oise, 1 V 310 : archives de la fabrique d'Ecouen, XIXe s.

Bibliographie
  • AUSSEUR-DOLLEANS, Chantal, CREPIN-LEBLOND, Thierry et FÖRSTEL, Judith (avec la collaboration de : Christian Dauchel, Fanny Gosselin, Rémy Guadagnin). Ecouen. Un balcon sur la plaine de France. Collection Patrimoines d’Île-de-France. Lyon : éditions Lieux Dits, 2018. Photographies : Jean-Bernard Vialles, avec la collaboration de Laurent Kruszyk ; plan : Diane Bétored.

    p. 32.
  • LOURS, Mathieu. Saint-Acceul d'Ecouen : Une cage de verre en pays de France, 2e édition revue et enrichie. Écouen : Association « Les amis de Saint-Acceul », 2014.

    p. 123-129.
  • BLOND, Alain. D'Iscoam à Écouen : Les Écouennais dans leur histoire et leurs traditions (des origines à 1946-47), 2 vol., Écouen, chez l'auteur, 1997, 380 p.

    vol. 1, p. 28-29.
  • GUILHERMY, François de. Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris, Collection de documents inédits sur l'histoire de France. Troisième série, Archéologie, Paris : Imprimerie nationale, 5 vol., 1873-1883.

    t. 2 (1875).
(c) Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel - Förstel Judith
Judith Förstel

Conservateur du patrimoine, Région Île-de-France, service Patrimoines et Inventaire.


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